10 février 2007
[Plat] Rôti de porc cuit au lait
J'aime cuisiner le rôti de porc parce qu'il se prête à toutes sortes d'expériences culinaires, basées sur le principe du mijotage* -- en tout et pour tout, il doit falloir se "tracasser" une vingtaine de minute, et laisser se débrouiller tout seul pendant 2 heures...
Pour aujourd'hui, je me suis contentée d'une "classique" cuisson au lait, à servir avec une ratatouille (congelée de cet été) ou des pommes de terre.
Ingrédients (pour 8 personnes)
- 1 rôti de porc de 1,5kg environ
- 1L 1/2 de lait frais entier
- 50g de beurre
- 2 oignons,
- 3 gousses d'ail
- 1 branche de romarin
- 4 feuilles de laurier
- Un petit bouquet de thym
- Sel, poivre.
Préparation :
- [Accessoire : pour que le rôti soit très tendre, vous pouvez, la veille au soir, le laisser mariner dans le lait jusqu'au moment de le cuisiner. Comme je ne me suis souciée de la recette que ce matin, c'était un peu tard pour le faire ;)]
- Faites fondre le beurre dans la cocotte. Epluchez et émincez les oignons, faites les revenir dans le beurre.
- Frottez le rôti au gros sel et au poivre du moulin, piquez-le des gousses d'ail ; coincez sous les ficelles les feuilles de laurier.
- Faites dorer le rôti dans la cocotte, sur toutes ses faces. Quand il est bien doré, couvrez-le de lait, ajoutez le romarin et le thym, et laissez mijoter à couvert pendant environ deux heures, à feu très très doux.
- Quand le rôti est cuit, dressez-le dans le plat de service le cas échéant, donnez un vif bouillon à la sauce pour qu'elle réduise encore un peu. Passez-la au chinois (ou à la passoire, mais fine passoire) pour enlever écumes et herbes -- et oignons, je sais, ça c'est dommage. Elle doit être dorée et crémeuse.
- Versez-la sur le rôti et servez.
* Mijotage, oui, je viens de vérifier dans le TLF :) on dit aussi "mijotement", par ailleurs... L'origine du mot mijotter est par contre savoureuse... :Mot dial. de l'Ouest, signifiant à l'orig. «faire mûrir» (1583, faire migeotter (les pommes) «(les) faire mûrir sur la paille». Ch. ESTIENNE et J. LIÉBAULT, L'agriculture et maison rustique, p.232b ds FEW t.16, p.586a), sens qui s'est maintenu dans les parlers de cette région (v. FEW loc. cit.). Mijoter est une var. (Basse-Normandie, Bas-Maine et Anjou, v. FEW loc. cit.) de migoter (Haute-Normandie), dér. de l'anc. subst. migoe «lieu où l'on conserve les fruits» (ca 1350, ROQUES t.1, IV, 6554), migeot «id.» (Maine, Anjou), qui est lui-même une var. de musjoe, musgot «id.» (d'où magot1*), prob. issu d'un germ. *musgauda dont le premier élém. mus peut être rapproché du flam. muize «souris», cf. muizegote «cachette pour les pommes, etc.», mais dont le second élém. reste d'orig. obsc.; gote ne convient pas, le gallo-roman qui présente -j- en fr. et -g- en norm., demandant nécessairement la voyelle -au, voir FEW t.16, pp.587b-588a.
